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La maladie d’Alzheimer (MA) est effectivement une maladie auto-immune (on devrait dire hétéro-immune) ; en effet je ne crois ni à l’hypothétique auto-antigène issu du soi et inducteur d’auto-anticorps qui seraient à l’origine des maladies auto-immunes (MAI), ni à l’existence de maladies dites idiopathiques c'est à dire sans cause décelable : ces auto-anticorps supposés sont à l’évidence des protéines, des enzymes ou des hormones oxydées (par les RLO induits par les molécules étrangères) et qui deviennent inaptes à l’exercice de leurs fonctions ; de même les auto-antigènes sont des hétéro-antigènes environnementaux. Même l’énigmatique syndrome de l’Ile de Guam (association Parkinson-Alzheimer-Charcot) dont la cause est toujours inconnue, pourrait bien avoir comme origine une pollution environnementale régionale en rapport avec l’extraction minière de phosphate sur l’archipel voisin de Palau (1899-1945).
Notre environnement est bel et bien le grand pourvoyeur de molécules étrangères impossibles à « digérer » par nos enzymes lesquelles sont exclusivement programmées pour nous prémunir contre le danger (en sollicitant notre instinct primitif de survie et de conservation essentiellement dépendant de l’odorat) et non pas pour nous débarrasser des déchets induits par des toxines auxquelles nous sommes censés ne pas nous exposer. Nos mécanismes de défense en milieu hostile, à l’origine programmés pour notre survie, notre reproduction et notre conservation sont maintenant contrariés du fait d’un stress oxydant des gênes finalement inaptes à l’exécution de leurs fonctions biologiques. On sait que l’odorat humain a subi d’importantes mutations génétiques au fil des millénaires manifestement sous l’assaut des molécules étrangères. Tout a commencé avec la découverte du feu il y a 790 000 ans (véritable révolution), et son corollaire la cuisson il y a 400 000 ans qui permit la consommation de viande, puis de céréales, de légumineuses (autrement « indigestes ») mais alors amputées de leurs précieuses vitamines dont nombre d’entre elles sont des co-enzymes !
L’avènement de la cuisson donc de la transformation et de la conservation des aliments a permis l’explosion du goût et de nouvelles saveurs mais en court-circuitant l’odorat qui est pourtant notre tout premier sens d’alerte en présence du danger, de la proie, de l’aliment ou du partenaire sexuel. Notre odorat est ainsi désormais réduit à l’état de vestige. Hélas pour l’homme, la cuisson qui a favorisé l'explosion du goût n'a pas forcément permis la neutralisation de l'arsenal toxique de certains aliments bien au contraire; de nouvelles molécules toxiques ( molécules de Maillard, acides aminés oxydés apparaissent). Certains toxiques résistent même à la cuisson, à la transformation et à la manipulation (gluten, acide phytique des céréales complètes et des haricots, caséine des laits animaux...). L’élimination de l’ensemble se fait au prix fort (encore et toujours) à savoir la production de radicaux libres oxygénés et la déminéralisation qui annoncent l'inflammation et la mort cellulaires. Ainsi au fil des millénaires l’homme a perdu son « flair » (au profit du goût) qui était pourtant sa « boussole » c'est à dire son instinct de survie, de conservation et d’adaptation. Ce n’est sans doute pas un hasard si au cours de l’évolution les régions du cortex cérébral ayant conservé une association avec le système olfactif (l’odorat) sont les régions phylogénétiquement anciennes comme l’hippocampe et le système limbique du lobe temporal dont on sait qu’ils jouent un rôle fondamental dans l’acquisition de la mémoire, l’apprentissage, les aspects émotionnels du comportement, l’alternance veille sommeil qui détermine les rythmes biologiques spécifiques de l’activité diurne ou nocturne de l’espèce. Ces régions sont aussi comme par hasard celles qui sont touchées au cours de la maladie d’Alzheimer. Cette maladie se révèle effectivement être le prix à payer par l’organisme pour tenter de s’adapter à un environnement non prévisible et profondément modifié par rapport à son environnement originel et pour lequel ses systèmes olfactif et limbique ne sont pas génétiquement programmés.
L’adaptation atteint donc peu à peu ses limites du fait d’un stress oxydant des gènes de plus en plus inaptes à l’exécution de leurs fonctions. Olfaction, Mémoire, Environnement même combat.
Une autre différence significative entre l’odorat et le goût est leur projection respective au niveau du cortex cérébral : alors que l’odorat se projette au niveau du cortex limbique du lobe temporal, le goût (et la sensibilité en général) se projette au niveau du cortex somesthésique du lobe pariétal.
Fort logiquement le traitement de ces maladies hétéro-immunes ne peut être que l’éviction d’un maximum possible de molécules étrangères surtout si elles sont consommées quotidiennement (aliments, médicaments, toxiques environnementaux…).
« Mieux vaut prévenir que de devoir tenter de guérir ». Vaste programme… La suite au prochain épisode.
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L'environnement